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Gazette du Palais

N° 19 - 6 juin 2023

Opposabilité des droits réels : le rayonnement de la publicité foncière précisément circonscrit !

6 juin 2023

Gazette du Palais

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Auteur(s)

Julien Dubarry
Professeur à l'université de la Sarre, titulaire de la Chaire de droit civil français et de comparaison juridique appliquée, membre associé du Laboratoire de droit civil de l'université Paris-Panthéon-Assas, membre du Centre de droit et politique comparés de l'université de Toulon (UMR CNRS 7318 DICE)

Thématique(s)

Auteur(s)

Julien Dubarry
Professeur à l'université de la Sarre, titulaire de la Chaire de droit civil français et de comparaison juridique appliquée, membre associé du Laboratoire de droit civil de l'université Paris-Panthéon-Assas, membre du Centre de droit et politique comparés de l'université de Toulon (UMR CNRS 7318 DICE)

L’acquéreur d’un fonds et l’emphytéote n’étant pas des ayants cause d’un même auteur, ils ne sont pas dans une situation de conflit au sens de l’article 30, 1°, du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955, de sorte que l’absence de publication du bail emphytéotique, dont la preuve de l’existence est rapportée, ne saurait être opposée par l’acquéreur à l’emphytéote afin de neutraliser l’opposabilité naturelle de son bail. Le raisonnement, rigoureux, souligne la portée du consensualisme en matière immobilière.

De l’existence, de l’opposabilité et de la preuve d’une promesse d’emphytéose non publiée. Le bénéficiaire d’une promesse synallagmatique de bail emphytéotique consentie par une société civile immobilière à qui il avait préalablement vendu l’immeuble a édifié des constructions sur la parcelle qui en était l’objet, sans que le bail ait été formalisé ni a fortiori publié au registre de la publicité foncière. La parcelle ayant fait l’objet d’une expropriation pour cause d’utilité publique au profit de la Société du