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Revue

Gazette du Palais

N° 07 - 1 mars 2022

Sur la perte de la chose louée en cas de travaux dépassant la valeur de l'immeuble

1 mars 2022

Gazette du Palais

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Auteur(s)

Jehan-Denis Barbier
Docteur en droit, avocat au barreau de Paris, Barbier-Associés

Thématique(s)

Auteur(s)

Jehan-Denis Barbier
Docteur en droit, avocat au barreau de Paris, Barbier-Associés

« Tout jugement doit être motivé. Le défaut de réponse aux conclusions constitue un défaut de motifs. »

Cassation de l’arrêt qui, pour prononcer la résiliation du bail pour perte totale de la chose louée, retient que le coût des travaux de réparation est supérieur à la valeur des biens loués, « sans répondre aux conclusions de la société [locataire] qui soutenait qu’il y avait lieu de prendre en compte le montant HT des travaux, dès lors que la SCI bailleresse récupérait la TVA, et que [ce montant] restait inférieur à la valeur des biens loués. »

Cass. 3e civ., 3 nov. 2021, no 20-20493, Sté Numi Technologie c/ Stés La Closeraie et Maaf assurances, F–D (cassation CA Versailles, 12e ch., 28 mai 2020), Mme Teiller, prés., M. David, cons. rapp. ; SCP Didier et Pinet et Me Le Prado, av.

Aux termes de l’article 1722 du Code civil, « si, pendant la durée du bail, la chose louée est détruite en totalité par cas fortuit, le bail est résilié de plein droit (...) il n’y a lieu à aucun dédommagement ».

Dans l’affaire commentée, la société bailleresse invoquait ce texte pour demander la résiliation du bail, l’expulsion de la société locataire, et sa condamnation à lui payer un arriéré de loyer.

Effectivement, l’immeuble, apparemment vétuste, était fortement affaibli par de multiples