Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Gazette du Palais

N° hors-serie_1 - 6 févr. 2019

Nature de l'événement collectif dommageable - Les accidents aériens et maritimes

6 févr. 2019

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 6 févr. 2019, n° 341a6, p. 36 Copier la référence
  • id : GPL341a6 Copier l'id

Auteur(s)

Murielle Bénéjat-Guerlin
Maître de conférence à l'université de Bordeaux, chef de département gestion logistique et transport, IUT de Bordeaux, institut de recherche en droit des affaires et du patrimoine
Anne Decré
Président du collectif des naufragés français du Concordia
Claude Lienhard
Professeur émérite des universités, directeur honoraire du CERDACC, avocat spécialiste en droit du dommage corporel

Thématique(s)

Auteur(s)

Murielle Bénéjat-Guerlin
Maître de conférence à l'université de Bordeaux, chef de département gestion logistique et transport, IUT de Bordeaux, institut de recherche en droit des affaires et du patrimoine
Anne Decré
Président du collectif des naufragés français du Concordia
Claude Lienhard
Professeur émérite des universités, directeur honoraire du CERDACC, avocat spécialiste en droit du dommage corporel

L’indemnisation des dommages corporels fait l’objet d’un régime particulier lorsqu’ils résultent d’un accident aérien ou maritime, dans la mesure où le Droit des transports trouve à s’appliquer.

Murielle Bénéjat-Guerlin :

Le régime d’indemnisation des dommages corporels résultant d’accidents maritimes se singularise à deux égards :

  • d’une part, ils ne sont pas toujours aussi catastrophiques qu’en matière aérienne où l’issue s’avère généralement fatale. Le droit international comme le droit national ont donc élaboré plusieurs régimes d’indemnisation dissociant l’accident de masse et l’accident individuel ;

  • d’autre part, le transport maritime demeure le seul domaine où persistent des plafonds d’indemnisation, y compris en matière de dommage corporel. Ces maxima de dommages et intérêts résultent principalement de conventions internationales (la convention d’Athènes et la convention de Londres LLMC) auxquelles renvoie notre Code des transports, contrairement au principe de la réparation intégrale du préjudice. Certes, ces plafonds peuvent tomber en cas de fautes graves et il existe des moyens de les contourner, notamment en concluant une