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Bulletin Joly Travail

N° 06 - 1 juin 2022

La branche inconnue… puis reconnue : nouvelles illustrations de la compétence du ministre du Travail pour s'affranchir des cycles de représentativité

1 juin 2022

Bulletin Joly Travail

  • Réf : BJT juin 2022, n° BJT201k2 Copier la référence
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Auteur(s)

Christophe Mariano
Maître de conférences à l'université Clermont Auvergne, Centre Michel de l'Hospital (UPR 4232)

Thématique(s)

Auteur(s)

Christophe Mariano
Maître de conférences à l'université Clermont Auvergne, Centre Michel de l'Hospital (UPR 4232)

La réforme de la représentativité syndicale (L. n° 2008-789, 20 août 2008) puis de la représentativité patronale (L. n° 2014-288, 5 mars 2014) ont, malgré elles, engendré la croyance qu’une cartographie officielle et exhaustive des branches professionnelles s’impose à la suite de la mesure cyclique de représentativité que matérialise l’adoption, dans chaque branche identifiée, d’arrêtés de représentativité (C. trav., art. L. 2122-11, et L. 2152-6). Dans cette logique, la conclusion d’un accord collectif dans un champ professionnel non répertorié lors de la dernière mesure de représentativité de branche posait question tant semblaient figés les décors de production de la norme conventionnelle à ce niveau. Fallait-il admettre pareille initiative conventionnelle sortant des sentiers balisés ? Et dans l’affirmative, comment apprécier la représentativité des groupements signataires sans instrument de mesure concordante ?

Balayant ces doutes, le Conseil d’État a admis, on s’en souvient, que « sans préjudice de l'application des règles d'appréciation de la représentativité propres aux accords interbranches ou aux accords de fusion de branches, le ministre chargé du Travail est compétent pour, s'il y a lieu, arrêter, sous le contrôle du juge