Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Gazette du Palais

N° 28 - 15 sept. 2026

Surendettement des époux : la bonne foi de chacun des demandeurs doit être appréciée individuellement

15 sept. 2026

Gazette du Palais

  • Réf : GPL 15 sept. 2026, n° GPL494f7 Copier la référence
  • id : GPL494f7 Copier l'id

Auteur(s)

Antonin Pitras
Maître de conférences à l'université du Maine, directeur du master Monnaie Banque Finance Assurance, DGOBP, avocat au barreau de Paris

Thématique(s)

Auteur(s)

Antonin Pitras
Maître de conférences à l'université du Maine, directeur du master Monnaie Banque Finance Assurance, DGOBP, avocat au barreau de Paris

Par un arrêt publié du 21 mai 2026, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation rappelle que dans le cadre d’une demande de traitement du surendettement d’un couple marié, la bonne foi de chacun des époux doit être appréciée distinctement. Partant, la mauvaise foi de l’un des époux ne peut s’étendre à l’autre, ce dernier pouvant bénéficier de la procédure même si son conjoint est de mauvaise foi.

1. Conformément à l’article L 711-1 du Code de la consommation, la recevabilité d’une demande de traitement du surendettement suppose la réunion de trois conditions cumulatives : le demandeur doit d’abord être une personne physique non soumise aux procédures collectives du Code de commerce ; il doit ensuite être en situation de surendettement, « caractérisée par l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes » ; enfin, le demandeur doit témoigner de sa bonne foi.

Cette dernière exigence soulève une difficulté lorsque la demande émane, non pas d’une personne seule mais d’un couple. Comment la bonne foi doit-elle alors être appréciée : individuellement ou globalement ? Autrement dit, la mauvaise foi de l’un des époux