Par une décision en date du 24 novembre 2023, le Conseil d’État a condamné l’État, pour la troisième année consécutive, à payer des astreintes pour son retard dans la mise en œuvre de son plan relatif à la qualité de l’air. Constatant toujours un dépassement des seuils de pollution à Lyon et à Paris malgré des améliorations dans les autres zones urbaines, les astreintes semestrielles ont été divisées par deux, à hauteur de 5 millions d’euros, et seront à nouveau réparties entre différentes associations et organismes engagés dans la lutte contre la pollution de l’air.
CE, 6e et 5e ch. réunies, 24 nov. 2023, no 428409, Assoc. Les Amis de la Terre France, Lebon, M. Stahl, prés., Mme Noguellou, rapp., M. Hoynck, rapp. publ.
Par une première décision du 12 juillet 2017 (CE, 12 juill. 2017, n° 394254), le Conseil d’État, saisi par l’association Les Amis de la Terre France, a ordonné à l’État de mettre en œuvre des plans visant à réduire les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) et de particules fines (PM10) dans treize zones urbaines en France. Cette injonction était destinée à assurer la conformité aux normes de qualité de l’air établies par la directive européenne sur la qualité de l’air (Dir. n° 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour