CE, 4è et 1re ch. réunies, 21 mars 2023, no 456775, société de perception et de distribution des droits des artistes interprètes (SPEDIDAM), Lebon T., S. Monteillet, rapp. ; J.-F. de Montgolfier, rapp. pub.
Lorsque, à l'occasion d'un litige qui met en cause la légalité d'un arrêté portant extension d'un avenant à une convention collective, il est soutenu devant le juge administratif que cette convention méconnait des dispositions législatives adoptées postérieurement à sa conclusion, il lui appartient de contrôler la conformité des stipulations conventionnelles aux règles de droit applicables à la date de cet arrêté.
En l’espèce, le requérant a demandé l'annulation pour excès de pouvoir d'un arrêté du 2 juillet 2021 par lequel la ministre du travail a étendu l'accord du 25 septembre 2020 portant avenant à la convention collective nationale de l'édition phonographique (IDCC n° 2770).
L'avenant litigieux prévoit que le montant du « cachet de base » des artistes-interprètes repose sur trois éléments de rémunération, relatifs respectivement à la prestation de l'artiste-interprète, à l'autorisation d'enregistrement et à l'autorisation d'exploiter, qui peut varier selon les modes d'exploitation. Cet avenant stipule également que le montant des deux derniers éléments de rémunération est fonction du premier élément de rémunération et