La lettre du garde des Sceaux saisissant l’Inspection générale de la justice d’une demande d’« inspection de fonctionnement » du parquet national financier sur le déroulement d’une enquête préliminaire engagée par celui-ci n’est pas un acte susceptible de recours. Il en va différemment du communiqué de presse par lequel le garde des Sceaux a demandé à l’Inspection générale de la justice de conduire une enquête administrative sur plusieurs magistrats à la suite de cette inspection, de nature à produire des effets notables, notamment sur les conditions d’exercice de leurs fonctions par les intéressés.
CE, 6e et 5e ch. réunies, 15 déc. 2021, no 442130, Syndicat de la magistrature, C, M. Bachini, rapp., M. Fuchs, rapp. publ. ; SCP Sevaux, Mathonnet, av.
CE, 6e et 5e ch. réunies, 15 déc. 2021, no 444759, Assoc. de défense des libertés constitutionnelles et le syndicat unité magistrats SNM FO, Lebon T., M. Bachini, rapp., M. Fuchs, rapp. publ. : GPL 1er févr. 2022, n° GPL431h9, note B. Defoort
Dans la première affaire (CE, 15 déc. 2021, n° 442130), le Syndicat de la magistrature demandait l’annulation pour excès de pouvoir d’une lettre du 1er juillet 2020 par laquelle la garde des Sceaux, ministre de la Justice, a demandé au chef de l’Inspection générale de