Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Gazette du Palais

N° 13 - 30 mars 2021

Garantie de passif et licenciement d'un salarié déclaré inapte en raison d'un harcèlement antérieur à la cession de la société

30 mars 2021

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 30 mars 2021, n° 401h7, p. 69 Copier la référence
  • id : GPL401h7 Copier l'id

Auteur(s)

Thibaut Massart
Professeur à l'université Paris-Dauphine, PSL, CR2D

Thématique(s)

Auteur(s)

Thibaut Massart
Professeur à l'université Paris-Dauphine, PSL, CR2D

La garantie de passif ne couvre pas les indemnités du licenciement mis en œuvre par le cessionnaire après la cession, même si cette décision résulte de l’inaptitude du salarié à travailler dans l’entreprise en raison de faits de harcèlement dont ce dernier a été victime avant la cession, dès lors que l’acquéreur, à la tête d’un groupe de sociétés, était en mesure de proposer au salarié une solution de reclassement dans une filiale.

Cass. com., 2 déc. 2020, no 18-11336, ECLI:FR:CCASS:2020:CO00732, SA Segula technologies c/ M. H., F–D (rejet pourvoi c/ CA Paris, 17 nov. 2017), Mme Mouillard, prés. ; SCP Gatineau, Fattaccini et Rebeyrol, SCP Nicolaý, de Lanouvelle et Hannotin, av.

En concédant une garantie de passif, le cédant d’actions ou de parts sociales accepte de prendre à sa charge certaines dettes révélées après la cession, mais dont l’origine ou la cause est antérieure. Que faut-il cependant entendre par dette ayant une origine préalable à l’opération ? L’arrêt rendu le 2 décembre 2020 par la chambre commerciale de la Cour de cassation tente de répondre à cette question dans le cas d’un licenciement engagé par le cessionnaire après l’achat des titres, mais dont la cause principale remontait à des faits bien antérieurs1.

Dans le cadre d’une cession de contrôle d’un groupe de sociétés, le cédant