Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Gazette du Palais

N° 28 - 30 juil. 2019

L'abrogation de l'autorisation de fonctionnement d'un moulin est sans incidence sur le maintien du droit d'usage de l'eau fondé en titre

30 juil. 2019

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 30 juill. 2019, n° 357q0, p. 30 Copier la référence
  • id : GPL357q0 Copier l'id

Auteur(s)

Anne-Margaux Halpern
Avocate au barreau de Lyon, Selarl ATMOS Avocats

Thématique(s)

Auteur(s)

Anne-Margaux Halpern
Avocate au barreau de Lyon, Selarl ATMOS Avocats

Après avoir jugé légale la soumission des installations et ouvrages fondés en titre au régime de la police de l’eau (CE, 2 déc. 2015, n° 384204, Fédération des Moulins de France et a.), le Conseil d’État précise que l’autorisation d’exploiter un moulin est toutefois distincte du droit d’usage de l’eau attaché à ce moulin. Par suite, l’abrogation de l’autorisation, sur le fondement de l’article L. 214-4 du Code de l’environnement, est sans incidence sur le maintien du droit d’usage de l’eau attaché à l’installation.

CE, 6e et 5e ch. réunies, 11 avr. 2019, no 414211, ECLI:FR:CECHR:2019:414211.20190411, M. C et Mme B, M. Ribes, rapp., M. Hoynck, rapp. publ. ; SCP Boré, Salve de Bruneton, Mégret, av. : Lebon

1. Par un arrêté du 14 juin 2013, le préfet de la Côte d’Or a abrogé l’arrêté préfectoral portant règlement d’eau du moulin du Bœuf. À la suite du rejet de leur recours gracieux, les propriétaires du moulin ont saisi le tribunal administratif de Dijon, lequel a rejeté leur demande par un jugement du 26 décembre 2014.

Par un arrêt du 4 juillet 2017 (CAA Lyon, 4 juill. 2017, n° 15LY00912), la cour administrative d’appel de Lyon a rejeté leur appel après avoir considéré que faute d’entretien, le moulin avait perdu son droit d’eau et que compte tenu de la production électrique