Cass. 3e civ., 24 janv. 2019, no 17-27106, ECLI:FR:CCASS:2019:C300032, Sté Parrot VI c/ Consorts X et SCI X, D (cassation CA Pau, 24 juill. 2017), M. Chauvin, prés. ; SCP L. Poulet-Odent, SCP Rocheteau et Uzan-Sarano, av.
Le 31 décembre 1997, un bail commercial sur un ensemble immobilier a été consenti à une société, aux droits de laquelle se trouve la société Parot VI, par les consorts X, en qualité d’usufruitiers, et la SCI X, en qualité de nue-propriétaire ; au cours de la tacite reconduction de ce bail, a été délivré à la locataire un congé, à effet du 30 juin 2009, avec offre de renouvellement moyennant un loyer sur le montant duquel les parties ne se sont pas accordées ; la SCI X et les consorts X qui, ayant fait donation, en 1999 et 2001, de parts d’usufruit à leurs enfants, ne représentaient que sept douzièmes des droits indivis, ont signifié un mémoire le 29 juin 2011, puis ont assigné la locataire en fixation du prix du bail renouvelé le 26 août 2011 ; la SCI X, qui a acquis la pleine propriété de l’immeuble par acte du 30 janvier 2012, a notifié le mémoire après expertise le 1er avril 2014.
Pour déclarer nulle la procédure en fixation du loyer du bail renouvelé à compter du 1er juillet 2009, l’arrêt retient que tant le mémoire préalable que