Dans le cadre de deux litiges, réglementaire (n° 361281) et individuel (n° 369692), le Conseil d’État rappelle dans quelle mesure l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme permet d’imposer des sujétions aux membres de l’administration pénitentiaire, dans leurs relations avec des détenus.
CE, 2 juin 2014, no 361281, ECLI:FR:CESJS:2014:361281.20140602, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Lebon, inédit, M. Pourreau, rapp., Mme Nicolazo de Barmon, rapp. publ. ; SCP Garreau, Bauer-Violas, Feschotte-Desbois, av.
EXTRAIT DE LA DÉCISION (n° 361281)
1. Considérant qu’il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que Mme A.-T., adjointe administrative principale affectée en 2002 à la maison d’arrêt de Nîmes, a noué une relation avec un ancien détenu de cet établissement qu’elle a rencontré en juillet 2008 ; que, par un arrêté du 7 janvier 2009, la garde des Sceaux, ministre de la Justice a prononcé à son encontre la sanction disciplinaire d’exclusion temporaire de ses fonctions pour une durée de 24 mois au motif qu’elle avait méconnu l’article D. 221 du Code de procédure pénale ; que, le 6 avril 2009, Mme A.-T. a demandé au tribunal administratif de Nîmes d’annuler cet arrêté ; que la garde des Sceaux, ministre de la Justice se pourvoit en cassation contre l’arrêt du