Cet article a été publié dans le cadre du dossier « - État d’urgence sanitaire : les adaptations du droit des entreprises en difficulté - » du Bulletin Joly Entreprises en difficulté.
La crise Covid-19 est inédite. Elle a amené le législateur, et par ordonnance le gouvernement, à prendre des mesures d’urgence afin de limiter les difficultés induites pour les entreprises. Si l’expérience est « une lanterne que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru », le praticien, et en particulier le mandataire judiciaire, est légitime à porter un regard sur le dispositif d’urgence imaginé afin d’en tirer quelques perspectives.
Diagnostiquer le plus tôt possible.
Cerner le mal en amont et mettre en place des mesures dérogatoires voire coercitives – et en tout cas collectives – afin d’éviter qu’il ne se répande.
Cette ligne directrice, qui régit la vie de la Nation depuis le début de la pandémie, est depuis longtemps le mantra des professionnels de l’entreprise en difficulté.
Le parallèle est aisé à établir, car il résume l’attitude à tenir en période de crise. Pourtant, il est aujourd’hui une simple vue de l’esprit. S’il revient à deux parallèles ne jamais se croiser, que dire d’une situation où ces deux univers de crise viennent se télescoper de plein fouet ? Que dire de ce moment où les outils puissants