La catégorie des contrats à titre onéreux oppose deux variétés de contrats : les contrats commutatifs et les contrats aléatoires.
Dans le cadre d’un contrat commutatif, les parties contractantes peuvent apprécier immédiatement, dès la conclusion du contrat, l’étendue, l’importance et le montant des prestations réciproques. C’est le cas de la vente par exemple.
En revanche, dans le cadre d’un contrat aléatoire, l’étendue, l’importance et le montant des prestations réciproques ne sont ni déterminés, ni déterminables lors de la formation du contrat. Les parties acceptent de faire dépendre les effets de leur contrat, quant aux avantages et aux pertes qui en résulteront, d’un événement futur incertain. Le contrat de rente viagère en est un parfait exemple.
Le contrat de rente viagère est une convention par laquelle le débirentier s’engage à verser périodiquement à une autre personne, le crédirentier, une somme déterminée appelée arrérage pendant la durée de la vie de ce dernier ou d’un tiers. En effet, la rente viagère peut être constituée soit sur la tête du crédirentier soit sur la tête d’un tiers (C. civ., art. 1971) et elle s’éteindra à leur mort. L’espérance de vie du crédirentier ou du tiers détermine donc la durée de la rente.
Si la rente a pour contrepartie un bien, ce qui est généralement le cas, le contrat est qualifié de vente moyennant rente viagère. Le prix de