Cass. 1re civ., 15 juin 2017, no 16-18769, ECLI:FR:CCASS:2017:C100749, Mme X c/ Procureur général près la cour d'appel de Toulouse, FS–PB (rejet pourvoi c/ CA Toulouse, 17 mars 2014), Mme Batut, prés. - SCP Boré, Salve de Bruneton et Mégret, SCP Meier-Bourdeau et Lécuyer, av.
Le 8 août 1995, un mineur de 19 ans se blesse accidentellement, alors qu'il participait à une tentative de vol en réunion. Conduit à pied, par un coauteur, chez des amis où les policiers le retrouvent en suivant les traces de sang, il est pris en charge par les pompiers et transporté à l'hôpital à minuit et demie où il décède vers 5 heures 30. Après l'ouverture d'une information judiciaire, deux médecins de l'hôpital sont mis en examen du chef d'homicide involontaire, puis relaxés par un arrêt du 9 octobre 2002, devenu définitif après le rejet d'un pourvoi (Cass. crim, 27 mai 2003, n° 02-87250), suivi d'une requête en rabat d'arrêt, rejetée le 10 février 2004.
Invoquant le fonctionnement défectueux du service public de la justice en raison d'un défaut d'information de la famille au cours de la procédure pénale, la famille du mineur décédé assigne, le 26 décembre 2008, l'agent judiciaire de l'État en réparation de leur préjudice sur le fondement de l'article L. 141-1 du Code de l'organisation judiciaire.
D'une part, la cour d’appel qui relève que l'action engagée par la famille tend à