CE, 1re et 6e ch., 24 mai 2017, no 397197, ECLI:FR:CECHR:2017:397197.20170524, Mme B., Mentionnée au Recueil Lebon (Annulation CAA Nantes, 22 déc. 2015), F. Pacoud, rapp.; J. Lessi, rapp. publ.
Le législateur a entendu prévoir la transmission au représentant de l'État de l'ensemble des décisions relevant de l'exercice de prérogatives de puissance publique prises par les sociétés d'économie mixte locales, en modifiant les dispositions respectivement consacrées à la transmission des actes des communes, des départements et des régions. En précisant qu'il visait ainsi, selon les cas, les décisions prises pour le compte d'une commune ou d'un établissement public de coopération intercommunale, d'un département ou d'une institution interdépartementale ou d'une région ou d'un établissement public de coopération interrégionale, le législateur n'a pas entendu poser une condition supplémentaire tenant à la nature des relations contractuelles existant entre la SEM locale et la collectivité territoriale mais a distingué les actes visés selon la catégorie de collectivité concernée. Ainsi, les décisions de préemption prises par une SEM concessionnaire d'une commune ou d'un EPCI, désignée en qualité de titulaire du droit de préemption par l'acte créant une ZAD, doivent être regardées comme entrant dans le champ d'application du 8° de l'article L. 2131-2 du code général des collectivités