Cass. 3e civ., 1er oct. 2014, no 13-16806, Sté La Manade et a. c/ Sté AZ services, FS (rejet pourvoi c/ CA Basse-Terre, 28 janv. 2013), M. Terrier, prés. – SCP Célice, Blancpain et Soltner, Me Carbonnier, av.
Une SCI donne à bail à une société deux terrains pour une durée de vingt-trois mois avec autorisation d’y installer deux containers reliés par un toit en tôle pour y exercer une activité d’atelier et de bureaux. Presque 15 ans plus tard, la SCI, représentée par son liquidateur, assigne la société en expulsion et paiement d’une indemnité d’occupation tandis que celle-ci demande la constatation du bénéfice d’un bail soumis au statut des baux commerciaux.
La demande tendant à faire constater l’existence d’un bail soumis au statut né du fait du maintien en possession du preneur à l’issue d’un bail dérogatoire, qui résulte du seul effet de l’article L. 145-5 du Code de commerce, n’est pas soumise à la prescription biennale.
La cour d’appel qui retient à bon droit que les baux des terrains nus sur lesquels ont été édifiées des constructions avec le consentement exprès du propriétaire sont soumis au statut si un fonds de commerce est exploité par le locataire dans des constructions présentant des critères de solidité et de fixité, ayant souverainement retenu que le caractère de solidité des constructions résulte de leur pérennité et que leur