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Revue

Gazette du Palais

N° 047 - 16 févr. 2013

Un bégaiement avant consolidation s'indemnise aussi au titre du préjudice esthétique temporaire

16 févr. 2013

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 16 févr. 2013, n° 118y5 Copier la référence
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Auteur(s)

Claudine Bernfeld
Avocat au barreau de Paris

Thématique(s)

Auteur(s)

Claudine Bernfeld
Avocat au barreau de Paris

Des troubles de l’élocution directement imputables au traumatisme et constatés médicalement avant consolidation peuvent être indemnisés au titre du préjudice esthétique temporaire.

Cass. 2e civ., 22 nov. 2012, no 11-25661, Consorts Y c/ M. Z et a., D (Cassation partielle CA Toulouse, 5 juill. 2011) : Mme Flise, prés. ; Me Carbonnier, SCP Boutet, av.

Cet arrêt devrait apporter une solution à deux polémiques en matière de préjudice esthétique temporaire : ce poste est-il réservé aux seuls exemples qui avaient été donnés par la nomenclature Dintilhac (brûlures, etc.) ou peut-il s’étendre à tous les dossiers s’il est constaté ? Ce poste concerne-t-il uniquement l’esthétique visuelle ou toute autre forme d’esthétique ?

La victime présentait, avant la consolidation, un bégaiement qui disparut ensuite. La cour d’appel se borne à indiquer que « le bégaiement invoqué n’a pas été constaté par l’expert et que si Mme Y a pu présenter ce trouble, il a été indemnisé au titre du déficit fonctionnel permanent ». Lecture visiblement peu attentive du rapport puisque la Cour de cassation, au titre de « l’obligation faite au juge de ne pas dénaturer les documents de la cause », en rétablit la réalité : « l’expert, après avoir rappelé qu’un bégaiement avait été constaté médicalement avant la date de