Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Defrénois

N° 24 - 30 déc. 2014

Droit commun et loi applicable au régime matrimonial d'un couple sans résidence habituelle commune après son mariage

30 déc. 2014

Defrénois

  • Réf : Defrénois 30 déc. 2014, n° 118h4, p. 1320 Copier la référence
  • id : DEF118h4 Copier l'id

Auteur(s)

Pierre Callé
Agrégé des facultés de droit, professeur à l'université Paris Sud (Paris 11), faculté Jean-Monnet

Thématique(s)

Auteur(s)

Pierre Callé
Agrégé des facultés de droit, professeur à l'université Paris Sud (Paris 11), faculté Jean-Monnet

Cass. 1re civ., 24 sept. 2014, no 13-17593, D (cassation partielle)

Ce rappel des solutions de la convention de La Haye ne doit pas faire oublier le droit commun applicable aux époux mariés avant le 1er septembre 1992. Les faits étaient quasi identiques à ceux de la précédente espèce. Un couple s’est marié en 1976 en Tunisie sans contrat préalable. Monsieur, qui travaillait en France, y est retourné après son mariage et se rendait en Tunisie pendant ses congés pour retrouver son épouse. Et 1978, cette dernière a pu bénéficier d’un visa pour regroupement familial et la famille s’est alors installée en France où sont nés les enfants et où le couple a acquis des biens immobiliers. Quid de leur régime matrimonial ?

On sait qu’en droit commun, à défaut de choix, il convient de rechercher la volonté présumée des époux quant à la loi applicable à leur régime matrimonial. La jurisprudence a à cet égard posé une présomption en faveur de la loi du premier domicile matrimonial, entendu comme le premier lieu où le couple avait la volonté de fixer durablement ses intérêts pécuniaires.

La Cour de cassation abandonne cette notion au pouvoir souverain d’appréciation des juges du fond.

En l’espèce, la cour d’appel a à juste titre fixé ce premier domicile matrimonial en France, les époux n’ayant jamais eu la volonté de fixer en Tunisie un domicile stable, puisque dès leur mariage