Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Bulletin Joly Entreprises en difficulté

N° 04 - 1 juil. 2018

Les recours contre l'organisation et les décisions des comités et assemblées de créanciers en France

1 juil. 2018

Bulletin Joly Entreprises en difficulté

  • Réf : BJE juill. 2018, n° 116b8, p. 300 Copier la référence
  • id : BJE116b8 Copier l'id

Auteur(s)

Reinhard Dammann
Associé, Clifford Chance, professeur affilié à Sciences Po
Martin Guermonprez
Georgetown university, LL.M

Thématique(s)

Auteur(s)

Reinhard Dammann
Associé, Clifford Chance, professeur affilié à Sciences Po
Martin Guermonprez
Georgetown university, LL.M

L’affaire CGG a mis à l’épreuve l’efficacité de la loi de sauvegarde. Fallait-il admettre que des obligataires minoritaires puissent faire annuler un plan adopté à la majorité ? L’occasion de s’intéresser aux voies de recours ouvertes aux créanciers contestataires en procédure de sauvegarde, dans une optique comparative franco-allemande.

Une des principales innovations de la loi de sauvegarde de 2005 fut l’introduction d’un mécanisme d’adoption des plans de restructuration à la majorité qualifiée, par trois comités de créanciers (établissement de crédits et assimilés, principaux fournisseurs et éventuellement assemblée générale unique des obligataires).

L’existence d’un mécanisme majoritaire s’est naturellement accompagnée d’un lot de contestations par des créanciers minoritaires mécontents de leur traitement. C’est le nœud de l’affaire CGG : alors que plus de 90 % des obligataires avaient voté en faveur du plan, des porteurs d’obligations convertibles (OCEANE) ont demandé au tribunal le rejet du plan, parce qu’ils estimaient avoir reçu un traitement défavorable par comparaison au