CE, 2è et 7è ch. réunies, 2 févr. 2024, no 481196, Lebon T., B. Delaunay, rapp. ; C. Malverti, rapp. pub.
En l'espèce, un ressortissant étranger a souscrit une déclaration d'acquisition de la nationalité française sous un nom A puis obtenu un changement de nom en application de l'article 61-3-1 du Code civil. La Première ministre s'est opposée, postérieurement à ce changement de nom, à l'acquisition de la nationalité française par un décret comportant le nom A.
Si le décret attaqué comporte l'ancien nom de l'intéressé, une telle circonstance n'est pas de nature à l'entacher d'illégalité dès lors qu'il n'en résulte aucune incertitude sur la personne désignée ni à le rendre inapplicable, alors au demeurant qu'il appartenait à l'intéressé d'informer de son changement de nom les services compétents du ministre chargé des naturalisations, ce qu'il n'a pas fait.