Cass. 3e civ., 21 sept. 2022, no 21-10895, M. X c/ Office national des forêts (ONF), FS-B (rejet pourvoi c/ CA Colmar, 16 nov. 2020), Mme Teiller, prés. ; SCP Thouvenin, Coudray et Grévy, SARL Delvolvé et Trichet, av.
Le directeur général de l'Office national des forêts (ONF) inflige à un agent la sanction de la mise à la retraite d'office et le radie des cadres de la fonction publique.
La juridiction administrative ayant annulé cet arrêté et ordonné la réintégration de l’agent avec reconstitution de sa carrière, le directeur général de l'ONF le réintègre au sein de la même unité territoriale que celle dans laquelle il était précédemment employé et sur un emploi correspondant à son grade et, par un arrêté du même jour, le suspend de ses fonctions.
Un mois plus tard, il prononce sa mise à la retraite d'office et sa radiation des cadres. Deux ans plus tard, il est expulsé de la maison forestière qu’il occupait à titre de logement de fonction. L’ONF l'ayant assigné pour obtenir, sur le fondement de l'article R. 2124-74, alinéa 2, du Code général de la propriété des personnes publiques, sa condamnation au paiement d'une redevance d'occupation. L’intéressé soulève l'incompétence de la juridiction judiciaire.
Aux termes de l'article L. 2111-1 du Code général de la propriété des personnes publiques, sous réserve de dispositions