Cass. 3e civ., 30 juin 2021, no 17-26348, Stés Parachute Shop et Cajema c/ Sté Love Paradise, F-D (rejet pourvoi c/ CA Besançon, 4 juill. 2017), M. Chauvin, prés. ; Me Bouthors, SARL Cabinet Munier-Apaire, av.
Des bailleurs ont donné en location à une société divers locaux à usage commercial implantés sur trois parcelles. Un passage goudronné sur la parcelle voisine, propriété d’un tiers, permet d’accéder aux locaux loués. À la suite de la vente de cette parcelle voisine, son nouveau propriétaire l’a clôturée, obstruant ainsi le passage susvisé. La locataire a alors assigné ses bailleurs en résiliation du bail à leurs torts exclusifs et en condamnation à lui payer diverses indemnités.
La cour d’appel prononce la résiliation du bail aux torts exclusifs des bailleurs et les condamne à payer diverses sommes au locataire au titre de son préjudice.
Les bailleurs se pourvoient en cassation, reprochant à la cour d’appel de ne pas avoir retenu que le bail ne prévoyait aucun droit de passage ou chemin goudronné sur la parcelle voisine, qu’il existait un autre accès aux locaux et que le preneur avait renoncé dans son bail à tout recours ou réclamation contre le bailleur en cas de dommages causés par un tiers.
La Cour de cassation rejette le pourvoi en répondant qu’il incombe au bailleur de délivrer un local conforme à sa destination tout