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Gazette du Palais

N° 031 - 31 janv. 2015

Les limites de la conciliation du droit à la liberté et à la sûreté avec les règles du droit international humanitaire

31 janv. 2015

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 31 janv. 2015, n° 210k3, p. 19 Copier la référence
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Auteur(s)

Joël Andriantsimbazovina
Agrégé des facultés de droit, professeur à la faculté de droit de Toulouse, université Toulouse 1 - Capitole, doyen honoraire de la faculté de droit, de sciences politiques et de gestion de La Rochelle

Thématique(s)

Auteur(s)

Joël Andriantsimbazovina
Agrégé des facultés de droit, professeur à la faculté de droit de Toulouse, université Toulouse 1 - Capitole, doyen honoraire de la faculté de droit, de sciences politiques et de gestion de La Rochelle

L’arrêt de grande chambre Hassan c/ Royaume-Uni répond pour la première fois à la demande d’un État adhérent de juger inapplicables les obligations étatiques imposées par l’article 5 de la Convention européenne dans les situations de conflits armés, ou de les interpréter à la lumière des pouvoirs d’incarcération conférés par le droit international humanitaire. Il déclare l’article 5 de la Convention européenne applicable, mais amoindrit les garanties qu’il offre par des règles moins protectrices tirées du droit international humanitaire.

CEDH, gde ch., 16 sept. 2014, no 29750/09, Hassan c/ Royaume-Uni : N. Hervieu, « La jurisprudence européenne sur les opérations militaires à l’épreuve du feu » : La Revue des droits de l’Homme, Actualités Droits-Libertés, 20 oct. 2014, http://revdh.revues.org/890

L’arrêt Hassan c/ Royaume-Uni illustre les limites de l’interprétation de la Convention européenne, à la lumière du droit international.

En 2003, l’armée britannique arrêta un civil irakien en possession d’une arme. Celui-ci fut détenu dans un camp pour y être interrogé. Il fut relâché au bout d’une dizaine de jours. Quatre mois plus tard, son cadavre fut découvert dans une zone non contrôlée par les forces britanniques. Le contentieux portait sur la question de savoir si la victime se trouvait sous juridiction du