La seule circonstance que la naissance d'un enfant à l'étranger ait pour origine une convention de gestation ou de procréation pour le compte d'autrui entachée de nullité au regard de l'ordre public français ne peut, sans porter une atteinte disproportionnée à ce qu'implique, en termes de nationalité, le droit de l'enfant au respect de sa vie privée, garanti par l'article 8 de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), conduire à priver cet enfant de la nationalité française à laquelle il a droit lorsque sa filiation avec un Français est établie.
CE, 2e et 7e ss-sect. réunies, 12 déc. 2014, no 365779, ECLI:FR:CESSR:2014:365779.20141212, Association juristes pour l'enfance et a., Lebon, Mme Vassallo-Pasquet, rapp., M. Domino, rapp. publ. ; SCP Spinosi, Sureau, av.
Extrait de la décision
1. Considérant que les requêtes visées (…) tendent à l’annulation pour excès de pouvoir de la même circulaire n° CIV/02/13 - NOR JUSC 1301528 C du 25 janvier 2013 de la garde des Sceaux, ministre de la Justice ; qu’il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;
Sur les interventions :
2. Considérant que l’association Hestia, qui intervient au soutien des conclusions à fin d’annulation de la circulaire attaquée, ainsi que l’association Clara « Comité de soutien pour la légalisation de la GPA et l’aide à la