Les mesures de bon ordre applicables aux personnes détenues mineures, dont l’objet est d’apporter des réponses immédiates aux actes transgressifs de faible gravité pour lesquels le seul entretien visant au rappel au bon ordre apparaît insuffisant, n’ont pas le caractère de sanction et ne relèvent donc pas d’un décret en Conseil d’État.
CE, 10e et 9e sous-sections réunies, 24 sept. 2014, no 362472, Assoc. Ban Public, Mme Lemesle, rapp., Mme Hedary, rapp. pub. ; SCP Fabiani, Luc-Thaler, av.
EXTRAIT DE l'ARRÊT
1. Considérant que le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des libertés, a adressé aux directeurs interrégionaux des services pénitentiaires et aux directeurs interrégionaux de la protection judiciaire de la jeunesse une note, en date du 19 mars 2012, relative aux « mesures de bon ordre » appliquées aux personnes détenues mineures, dont l’objet est d’apporter des réponses immédiates aux actes transgressifs de faible gravité pour lesquels le seul entretien visant au rappel au bon ordre apparaît insuffisant ; que cette note énumère les comportements transgressifs dont il s’agit, établit la liste des mesures de bon ordre susceptibles d’être décidées conjointement par le personnel de surveillance et le personnel de la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi que les principes directeurs qui les sous-tendent, leurs modalités de mise en œuvre, leur traçabilité