Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Bulletin Joly Travail

N° 03 - 1 mars 2024

L'illégalité de l'accord collectif invoquée par voie d'exception : précisions inédites sur la nature des moyens de légalité pouvant être accueillis

1 mars 2024

Bulletin Joly Travail

  • Réf : BJT mars 2024, n° BJT203g4 Copier la référence
  • id : BJT203g4 Copier l'id

Auteur(s)

Gwennhaël François
Maître de conférences HDR à l'université Clermont-Auvergne, avocat associé, Barthélémy Avocats, centre Michel de l'Hospital (UPR 4232)

Thématique(s)

Auteur(s)

Gwennhaël François
Maître de conférences HDR à l'université Clermont-Auvergne, avocat associé, Barthélémy Avocats, centre Michel de l'Hospital (UPR 4232)

La jurisprudence continue de préciser le régime juridique de l’exception d’illégalité appliquée aux conventions et accords collectifs de travail, comme en témoigne l’arrêt sous commentaire. On rappellera que ce mécanisme a été consacré récemment dans le contentieux des conventions et accords collectifs de travail, à la suite d’une importante décision du Conseil constitutionnel. Ce dernier, amené à se prononcer sur la constitutionnalité de l’article L. 2262-14 du Code du travail, instituant un délai de deux mois pour agir en nullité de l’accord collectif, a précisé que ce bref délai visant à garantir la sécurité juridique ne privait pas les salariés de la possibilité de contester, sans condition de délai, par voie d’exception, l’illégalité d’une clause d’un accord collectif de travail, à l’occasion d’un litige individuel le mettant en œuvre (Cons. const., 21 mars 2018, n° 2018-761 DC – V. not. sur cette décision : D. Baugard, « L’illégalité d’un accord collectif invoquée par un salarié – De l’exception de nullité à l’exception d’illégalité ? », JCP S 2019, 1297). Dans ce cas, contrairement à la nullité, qui entraîne l’anéantissement rétroactif de l’accord collectif de travail et vaut erga omnes, la reconnaissance de l’illégalité d’une