Sur appel formé contre les premières décisions rendues par le tribunal administratif de Nîmes sur le nouveau droit du licenciement économique collectif appliqué à un employeur en liquidation judiciaire, la cour administrative d’appel de Marseille retient la recevabilité des recours d’une salariée licenciée et de l’union locale d’une organisation syndicale contre la décision d’homologation du plan de sauvegarde de l’emploi de l’administration du travail et l’illégalité de la décision d'homologation tenant à l’irrégularité de la procédure de consultation des institutions représentatives du personnel.
CAA Marseille, 7e ch., 15 avr. 2014, nos 14MA00471 et 14MA00387
Extrait :
(…) Considérant que la confortation du dialogue social en matière de restructuration constitue l'un des objectifs fondamentaux de la loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l'emploi dont sont issues les dispositions précitées du Code du travail ; que, dans ce cadre, il appartient notamment à l'autorité administrative, garante de la qualité du dialogue social, de s'assurer, s'agissant en particulier d'un plan de sauvegarde de l'emploi mis en place dans le cadre d'un document élaboré unilatéralement par l'employeur, de la régularité de la procédure d'information et de consultation du comité d'entreprise sur l'opération projetée et ses modalités d'application ;
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