N’encourt pas la cassation pour dénaturation de la teneur de la loi étrangère, la décision rendue par les juges du fond qui estime, à bon droit, que l’expertise ne constituant qu’un mode de preuve parmi d’autres selon la loi marocaine, M. X n’était pas le père de l’enfant.
Cass. 1re civ., 4 janv. 2017, no 16-10754, FS-PB
Extrait :
La Cour :
(…)
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l’arrêt attaqué (CA Aix-en-Provence, 17 févr. 2015), que M. X et Mme Y, celle-ci de nationalité marocaine, se sont mariés le 19 août 2005 ; qu’une ordonnance en date du 26 mai 2006 a constaté leur non-conciliation ; que Mme Y a donné naissance à un enfant le 8 février 2009 ; que le divorce a été prononcé le 8 juillet suivant ;
Attendu que Mme Y fait grief à l’arrêt de rejeter son action aux fins d’établissement de la paternité de M. X à l’égard de l’enfant, alors, selon le moyen, que le juge français qui interprète la loi étrangère doit prendre en compte toutes les composantes de celle-ci, y compris jurisprudentielles ; qu’en interprétant l’article 158 du Dahir marocain comme lui permettant de tirer de l’abstention de M. X à se présenter devant l’expert, l’obligation d’apprécier les autres preuves apportées par les parties, sans déterminer précisément les pouvoirs du juge