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Revue

Les Cahiers Sociaux

N° 282 - 1 févr. 2016

Autorisation de licenciement d'un salarié protégé rendue après la fin de la période de protection

1 févr. 2016

Les Cahiers Sociaux

  • Réf : Cah. soc. févr. 2016, n° 117w1, p. 95 Copier la référence
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Auteur(s)

Florence Canut
Professeur à l'université Lumière (Lyon 2), école de droit social de Montpellier

Thématique(s)

Auteur(s)

Florence Canut
Professeur à l'université Lumière (Lyon 2), école de droit social de Montpellier

Cass. soc., 6 janv. 2016, no 14-12717, FS–PB

Un salarié, dont le mandat de membre élu et secrétaire du CHSCT avait expiré le 13 février 2009, a été convoqué le 1er juillet 2009 à un entretien préalable à un éventuel licenciement avec mise à pied conservatoire. Dans le même temps, l’employeur a saisi l'inspecteur du travail d'une demande d'autorisation du licenciement. Celui-ci a notifié une décision de refus le 10 septembre 2009. Le salarié a repris son travail le 14 septembre 2009 et, le même jour, a été convoqué à un entretien préalable à son licenciement avec mise à pied conservatoire et licencié pour faute grave le 24 septembre suivant. Il a saisi la juridiction prud'homale. Pour dire le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse, la cour d’appel retient que les faits imputés au salarié aux termes de la lettre de licenciement du 24 septembre 2009 concernent la période faisant l'objet d'une protection et que ces faits sont les mêmes que ceux pour lesquels l'inspecteur du travail a refusé le licenciement. La cour d’appel a rappelé que si, à l'expiration de la période de protection, l'employeur peut licencier un ancien salarié protégé sans avoir à demander l'autorisation de l'inspecteur du travail, c'est à condition que le licenciement ne soit pas prononcé pour des faits antérieurs ayant déjà fait l'objet d'un refus d'autorisation de l'inspecteur du travail. Cette motivation ne