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L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

N° 09 - 1 oct. 2022

La révision d'un arrêt de la CCJA est subordonnée à la découverte d'un fait de nature à exercer une influence décisive

1 oct. 2022

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

  • Réf : LEDAF oct. 2022, n° DAA201b2 Copier la référence
  • id : DAA201b2 Copier l'id

Auteur(s)

Pierre-Claver Kamgaing
Docteur en droit de l'université Côte d'Azur et de l'université de Dschang (Cameroun), ATER à l'université de Lorraine - Institut François Gény, enseignant associé à l'Institut catholique de Bafoussam

Thématique(s)

Auteur(s)

Pierre-Claver Kamgaing
Docteur en droit de l'université Côte d'Azur et de l'université de Dschang (Cameroun), ATER à l'université de Lorraine - Institut François Gény, enseignant associé à l'Institut catholique de Bafoussam

L’existence d’une assignation devant une juridiction du fond n’est pas un fait nouveau décisif pouvant justifier la révision d’un arrêt de la CCJA.

Le protocole liant la SGS à l’État congolais avait été annulé par le tribunal de commerce pour défaut de qualité des signataires. La SGS a été déboutée en appel, mais a obtenu gain de cause devant la CCJA qui a reconnu l’incompétence du tribunal de commerce.

C’est ainsi que l’État congolais a introduit un recours en révision en fondant sa demande sur la découverte d’une assignation enrôlée devant le tribunal de commerce « à la demande la société SGS ». Même si l’arrêt ne reprend pas l’argumentation du requérant, on peut estimer que selon lui, la SGS n’était pas fondée à invoquer l’incompétence du tribunal de commerce devant le juge de cassation, puisque c’est elle-même qui avait saisi ledit tribunal.

La découverte d’un tel fait était-elle de nature à justifier la révision de l’arrêt de la Cour ? La CCJA répond par la négative en rappelant tout d’abord l’article 49 de son règlement de procédure qui dispose que « la révision de l’arrêt ne peut être demandée (…) qu’en raison de la découverte d’un fait de nature à exercer une influence décisive et qui, avant le prononcé de l’arrêt, était inconnu de la Cour et de la partie qui demande