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Jurisprudence
3 nov. 2016

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 novembre 2016, n°15-15.333

3 nov. 2016
  • id : CC-03112016-15_15333 Copier l'id
  • Cour d'appel de Bordeaux
    N° 13/02893

  • Cour de cassation
    N° 15-15.333

Thématique(s)

Résumé

Il résulte des dispositions combinées des articles L. 1232-6 et L. 1225-4 du code du travail que l'employeur est tenu d'énoncer le ou les motifs de licenciement dans la lettre de licenciement et qu'il ne peut résilier le contrat de travail d'une salariée en état de grossesse médicalement constatée que s'il justifie d'une faute grave de l'intéressée non liée à l'état de grossesse ou de l'impossibilité où il se trouve, pour un motif étranger à la grossesse, à l'accouchement ou à l'adoption, de maintenir le contrat. Est dès lors approuvé l'arrêt de la cour d'appel qui, ayant constaté que la lettre de licenciement, visant l'inaptitude et l'impossibilité de reclasser la salariée, ne mentionnait aucun des motifs limitativement exigés par l'article L. 1225-4 du code du travail, en a exactement déduit que le licenciement était nul

Introduction
SOC.

JL

COUR DE CASSATION

______________________

Audience publique du 3 novembre 2016

Rejet

M. FROUIN, président

Arrêt n° 2070 FP-P+B

Pourvoi n° B 15-15.333

R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E

_________________________

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

_________________________

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Statuant sur le pourvoi formé par l'association Amicale et patronage des écoles laïques de Bègles, dont le siège est [Adresse 1],

contre l'arrêt rendu le 28 janvier 2015 par la cour d'appel de Bordeaux (chambre sociale, section A), dans le litige l'opposant à Mme [C] [G], épouse [L], domiciliée chez M. et Mme [G], [Adresse 2],

défenderesse à la cassation ;

La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, les trois moyens de cassation annexés au présent arrêt ;

Vu la communication faite au procureur général ;