CEDH, cinquième sect., 2 sept. 2026, no 13598/21, Sylvie Vallée c/ France : https://lext.so/RblKkV
La requérante est une ressortissante française dont l’époux, condamné pénalement pour des faits de détournement à une peine de de détention assortie d'une peine complémentaire de confiscation des biens immobiliers saisis par le juge d’instruction, ceux-ci étant considérés comme le produit indirect de l’infraction.
Invoquant l’article 1 du Protocole n° 1, la requérante se plaint d’avoir été indûment privée de ses biens à la suite d’une procédure pénale à laquelle elle n’avait pas été partie.
La Cour relève tout d’abord que la mesure de confiscation litigieuse constitue une ingérence dans le droit au respect des biens de la requérante.
La Cour rappelle qu'elle a déà jgé que les mesures de confiscation prises dans le cadre de procédures pénales sont conformes à l’intérêt général de la communauté lorsque les biens confisqués sont le produit d’activités illicites ou du crime, et qu’il s’agit de contribuer à la lutte contre la criminalité.
Il s’ensuit que l’ingérence était prévue par la loi et répondait à un but légitime. Il reste à établir si les autorités ont, dans la présente affaire, ménagé un rapport raisonnable de proportionnalité entre les moyens employés et le but poursuivi. En d’autres termes, la Cour