CA Lyon, 1re ch. civ., sect. B, 21 mars 2023, no 22/02394, Me V. notaire et SARL Office notarial du Gapencais c/ M. K. et Mme L. et a., M. Goursaud, prés., Mmes Lemoine et Lecharny, cons. ; Mes Dorne et Soto, av. : GPL 29 août 2023, n° GPL452y7, note A. Dupire
Saisie sur renvoi après cassation, la cour d’appel de Lyon fait de la résistance face à la Cour de cassation en jugeant qu’un testament international peut être valablement rédigé dans une langue que le testateur ne comprend pas si ce dernier est aidé d’un interprète.
Dans cette affaire, la défunte de nationalité italienne avait rédigé un testament authentique en langue française devant un notaire français avec le concours d’une interprète de langue italienne. Ce testament, rédigé antérieurement à la loi n° 2015-177 du 16 février 2015 autorisant le recours à un interprète, léguait la quotité disponible à trois des quatre enfants de la défunte.
Le petit-fils lésé – venant par représentation de sa mère prédécédée – a attaqué ledit testament en nullité.
La cour d’appel de Grenoble avait sauvé le testament authentique en invoquant les dispositions de la convention de Washington du 28 octobre 1973 applicable aux testaments internationaux.
Par un arrêt du 2 mars 2022, la Cour de cassation a cassé et annulé