Dans une décision du 9 septembre 2021, la CJUE a précisé qu’une donation à cause de mort, conférant un droit dans une succession future, est un pacte successoral au sens du règlement (UE) n° 650-2012 du 4 juillet 2012 sur les successions. En revanche, le droit transitoire de ce règlement ne s’applique pas à la désignation de la loi applicable à un pacte successoral portant sur un bien particulier du défunt et non sur l’ensemble de sa succession.
CJUE, 9 sept. 2021, no C-277/20, UM c/ HW, M. J.-C. Bonichot, prés. de ch., M. L. Bay Larsen, Mme C. Toader, rapp., MM. M. Safjan et N. Jääskinen, juges, M. J. Richard de la Tour, av. gén. : LEFP nov. 2021, n° 200j3, p. 6, obs. A. Gosselin-Gorand ; cette décision est consultable sur https://lext.so/asbEvj
La présente décision de la CJUE apporte des précisions intéressantes sur le champ d’application du règlement (UE) n° 650/2012 du 4 juillet 2012 sur les successions.
Ne seront rappelés que les faits de l’espèce utiles pour comprendre les questions préjudicielles posées à la CJUE.
Un défunt conclut en 1975 une donation à cause de mort portant sur le transfert d’un bien immobilier à son décès en faveur de son fils et, sous conditions, en particulier de survie, en faveur de sa belle-fille de l’époque. L’acte désigne le droit