Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Gazette du Palais

N° 25 - 7 juil. 2020

La condamnation pénale de militants participant à une campagne de boycott de produits importés d'Israël viole la liberté d'expression

7 juil. 2020

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 7 juill. 2020, n° 382h8, p. 32 Copier la référence
  • id : GPL382h8 Copier l'id

Auteur(s)

Joël Andriantsimbazovina
Agrégé des facultés de droit, professeur à la faculté de droit de l'université Toulouse 1 - Capitole, doyen honoraire de la faculté de droit, de sciences politiques et de gestion de La Rochelle, Institut de recherche en droit européen, international et comparé - Centre d'excellence Jean Monnet

Thématique(s)

Auteur(s)

Joël Andriantsimbazovina
Agrégé des facultés de droit, professeur à la faculté de droit de l'université Toulouse 1 - Capitole, doyen honoraire de la faculté de droit, de sciences politiques et de gestion de La Rochelle, Institut de recherche en droit européen, international et comparé - Centre d'excellence Jean Monnet

L’arrêt Baldassi et autres c/ France considère que la condamnation de militants pour leur participation à la campagne BDS de boycott de produits importés d’Israël viole la liberté d’expression.

CEDH, 11 juin 2020, nos 15271/16, 15280/16, 15282/16, 15286/16, 15724/16, 15842/16 et 16207/16, ECLI:CE:ECHR:2020:0611JUD001527116, Baldassi et a. c/ France, S. O’Leary, prés. : cette décision est consultable sur https://lext.so/jYXJzI

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) tranche un sujet très sensible à la lisière du droit et de la politique.

Elle condamne la France pour violation de l’article 10 de la convention (liberté d’expression) du fait de la condamnation pénale de militants de la cause palestinienne appartenant au collectif Palestine 68 pour avoir participé à deux opérations d’appel à boycotter des produits en provenance d’Israël dans un hypermarché, en septembre 2009 et en mai 2010.

Ces opérations rentrent dans le cadre de la campagne BDS (boycott, désinvestissements et sanctions) lancée en 2005 après l’avis de la Cour internationale de justice du 9 juillet 2004, relatif aux conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le territoire palestinien occupé, et selon lequel cette édification et le régime qui est associé sont contraires au droit international. Selon ses promoteurs, cette campagne vise à faire