Cass. crim., 24 mars 2020, no 19-80909, ECLI:FR:CCASS:2020:CR00345, F–PBI (cassation CA Paris, 20 déc. 2018), M. Soulard, prés. ; SARL Meier-Bourdeau, Lécuyer et associés, av.
Après classement sans suite de sa plainte, un justiciable porte plainte et se constitue partie civile des chefs de violation du secret de l'enquête et recel de ce délit.
À l'appui de celle-ci, il produit deux articles de presse qui évoquaient les circonstances de son interpellation pour des faits de dégradation dans le réseau métropolitain, et rapportaient notamment, par l'emploi de guillemets, les propos suivants du commandant de police en charge de l'enquête.
Au sein de l'article paru dans le journal Le Parisien, « Ce sont les plus gros tageurs de ces dernières années (...) En trois ans, on peut estimer que la remise en état des rames de métro qu'ils ont dégradées se monte à près de 600 000 euros. Un record. », « Nous savions qu'ils étaient très bien renseignés sur les dépôts de la RATP, ils connaissaient toutes les mesures de sécurité qu'il fallait respecter pour éviter tout accident. Nous voulions surtout les prendre en flagrant délit. C'était la seule façon pour nous de nous assurer qu'ils étaient les bons tageurs »
Au sein de l'article paru dans le journal Le Monde, « les deux plus gros tagueurs de ces dernières années », « Ils opèrent en toute