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Gazette du Palais

N° 17 - 5 mai 2020

Le preneur avait renoncé à l'agriculture biologique : son bail est résilié !

5 mai 2020

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 5 mai 2020, n° 377y8, p. 29 Copier la référence
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Auteur(s)

Bernard Peignot
Avocat honoraire aux Conseils, vice-président de l'Association française de droit rural

Thématique(s)

Auteur(s)

Bernard Peignot
Avocat honoraire aux Conseils, vice-président de l'Association française de droit rural

Le preneur s’expose à la résiliation de son bail s’il emploie le fonds loué à un autre usage que celui auquel il a été contractuellement destiné, notamment, en méconnaissant la nature des terres expressément dédiées par le contrat aux pratiques agrobiologiques.

Cass. 3e civ., 6 févr. 2020, no 18-25460, ECLI:FR:CCASS:2020:C300090, M. et Mme H. c/ M. B.-Y., D (rejet pourvoi c/ CA Caen, 11 oct. 2018), M. Chauvin, prés. ; SCP Foussard et Froger, SCP Potier de La Varde, Buk-Lament et Robillot, av.

Il est demandé aujourd’hui à l’agriculteur de participer à la gestion des campagnes et à la protection de l’espace rural. Ainsi pour préserver la richesse que constituent les paysages et limiter les méfaits qui ont pu apparaître dans le développement de certaines pratiques culturales, l’agriculteur – qu’il soit propriétaire exploitant ou preneur en place – doit mieux intégrer les contraintes environnementales dans le choix des modes d’exploitation.

C’est dans ce contexte que sont désormais appelés à évoluer les rapports bailleur-preneur,qu’illustre l’arrêt du 6 février 2020.

Jusqu’à une époque récente pendant la durée du bail et en vertu de l’article L. 411-28 du Code rural et de la pêche maritime, le preneur pouvait librement, pour réunir et grouper plusieurs parcelles attenantes, faire disparaître dans les limites du fonds