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Gazette du Palais

N° 37 - 31 oct. 2017

Droit à la preuve et accès aux données relatives à la clientèle personnelle d'une avocate collaboratrice libérale

31 oct. 2017

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 31 oct. 2017, n° 305v3, p. 64 Copier la référence
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Auteur(s)

Lucie Mayer
Professeur à l'université Paris-Sud, membre de l'Institut Droit Éthique Patrimoine (IDEP)

Thématique(s)

Auteur(s)

Lucie Mayer
Professeur à l'université Paris-Sud, membre de l'Institut Droit Éthique Patrimoine (IDEP)

Par une formule désormais classique, la première chambre civile de la Cour de cassation casse une décision qui avait écarté des débats des données relatives à la clientèle personnelle d’une avocate collaboratrice libérale au motif que l’autorisation du juge aurait dû préalablement être obtenue pour accéder à ces pièces : « En se déterminant ainsi – énonce la Cour –, sans rechercher, comme elle y était invitée, si la production litigieuse n'était pas indispensable à l'exercice du droit à la preuve et proportionnée aux intérêts antinomiques en présence, la cour d’appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard [de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme] ».

Cass. 1re civ., 5 juill. 2017, no 16-22183, ECLI:FR:CCASS:2017:C100867, Mme X c/ SCP August et Debouzy, PB (cassation partielle CA Paris, 15 juin 2016), Mme Batut, prés. ; SCP Célice, Soltner, Texidor et Périer, SCP Lyon-Caen et Thiriez, av.

L’arrêt rendu par la première chambre civile de la Cour de cassation le 5 juillet 2017 met à nouveau à l’honneur le droit à la preuve, consacré en 2006 par la Cour européenne des droits de l’Homme1.

Une avocate, ancienne collaboratrice d’une société civile professionnelle (SCP), sollicitait en justice la requalification de son ex-contrat de collaboration en