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Revue

Gazette du Palais

N° 353 - 19 déc. 2013

Du recours aux outils d'aide à la décision par le juge civil : l'exemple de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant

19 déc. 2013

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 19 déc. 2013, n° 158w8 Copier la référence
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Auteur(s)

Isabelle Sayn
Chargée de recherche au CNRS, directrice du CERCRID (UMR 5137), université de Lyon

Thématique(s)

Auteur(s)

Isabelle Sayn
Chargée de recherche au CNRS, directrice du CERCRID (UMR 5137), université de Lyon

Le 23 octobre dernier, la Cour de cassation a censuré un arrêt de la cour d’appel d’Angers qui avait déterminé la contribution d’un père à l’entretien et à l’éducation de ses enfants en se fondant sur une table de référence annexée à une circulaire du ministère de la Justice. D’aucuns y ont vu la condamnation, par la haute cour, du recours à cet outil d’aide à la décision. Isabelle Sayn, qui a contribué à l’élaboration de ce référentiel, montre que la position de la Cour reste inchangée : se référer à une table de référence est possible à la condition, pour le juge, de ne pas abandonner son pouvoir d’appréciation.

Cass. 1re civ., 23 oct. 2013, no 12-25301, ECLI:FR:CCASS:2013:C101144, Mme Y c/ M. X, PB (cassation partielle CA Angers, 13 févr. 2012), M. Charruault, prés. ; Me Foussard, av.

Pour la première fois, la Cour de cassation s’est prononcée sur la possibilité, pour les juges du fond, de recourir à un « barème »1 pour fixer le montant des contributions à l’entretien et à l’éducation des enfants2.

Dans un arrêt du 23 octobre 2013, la première chambre civile relève, en effet, que pour condamner M. X à verser une contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, la décision attaquée énonce, « d’une part, que la table de référence « indexée » à la circulaire du