CE, sect. cont., 25 juill. 2013, no 339922, M. B., Publiée au Recueil Lebon (Annulation CAA Lyon, 23 mars 2010), D. Duval-Arnould, rapp.; N. Polge, rapp. publ.
Il résulte de l’interprétation donnée par la CJUE dans l'arrêt n° C-495/10 du 21 décembre 2011 que la directive 85/374/CEE du 25 juillet 1985 ne fait pas obstacle à l’application du principe selon lequel, sans préjudice des actions susceptibles d’être exercées à l’encontre du producteur, le service public hospitalier est responsable, même en l’absence de faute de sa part, des conséquences dommageables pour les usagers de la défaillance des produits et appareils de santé qu’il utilise. Ce principe trouve à s’appliquer lorsque le service public hospitalier implante, au cours de la prestation de soins, un produit défectueux dans le corps d’un patient.
cf. CE, 12 mars 2012, CHU de Besançon, n° 327449, Gaz. Pal. 29 mars 2012, p. 28, I9260