La mère d’un enfant mineur, débitrice de l’obligation de l’informer de ses droits procéduraux, n’est pas recevable à reprocher aux juges du fond de n’avoir pas effectivement contrôlé si celui-ci avait été informé de son droit à être entendu et assisté par un avocat.
Cette solution révèle la fragilité des droits procéduraux de l’enfant, qui s’avèrent peu protégés, ce qui impose d’envisager les moyens de garantir ces derniers, par la représentation ou le contrôle effectif de la bonne information du mineur.
Cass. 1re civ., 10 déc. 2025, no 24-11604, F–B (rejet)
Extrait :
(…)
Faits et procédure
1. (…) des relations entre M. [Z] et Mme [K] sont issus deux enfants, [S], né le 11 mars 2012 et [L], né le 4 novembre 2014.
2. Le 1er août 2022, M. [Z] a saisi un juge aux affaires familiales pour voir organiser les modalités d’exercice de l’autorité parentale.
(…)
Mme [K] fait grief à l’arrêt de dire qu’elle ne bénéficiera plus d’un droit de visite et d’hébergement les semaines impaires du mercredi sortie des classes au jeudi matin reprise des classes, fixer la résidence des enfants durant les vacances scolaires, fixer à compter de l’arrêt à la somme de 200 euros par mois et par enfant la contribution de M. [Z] à l’entretien et à l’éducation de [S] et [L] (…).
Réponse de