Dès lors que la créance du salarié d’une société a été fixée dans le cadre de la vérification du passif de la société placée en redressement judiciaire, et qu’elle n’était pas dissoute et liquidée au jour de l’ouverture des débats devant la juridiction prud’homale, l’admission de cette créance est opposable à la société absorbante en raison de la fusion-absorption qui l’a rendue ayant-cause à titre universel de la société absorbée.
Cass. soc., 13 mai 2014, no 12-29012, Sté Lancry protection sécurité, FS–PB
Extrait :
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Versailles, 2 octobre 2012) que M. D., employé par la société Ares France, a été licencié le 6 avril 2006 pour motif économique ; que la société a été placée en redressement judiciaire le 5 avril 2006 ; qu’un jugement du 4 avril 2007 a arrêté un plan de continuation et a nommé M. P. en qualité de commissaire à l’exécution du plan ; que M. D. a saisi la juridiction prud’homale afin de voir constater la nullité de son licenciement ; que par jugement du 21 mai 2008, le tribunal de commerce a autorisé la cession des actions de la société Ares à la société Lancry protection sécurité (la société Lancry) et la fusion absorption de la première société par la seconde, qui est intervenue le 23 août 2008 ; que la société Ares France a été radiée du registre du commerce et des sociétés le