L’existence de relations financières anormales constitutives d’une confusion des patrimoines entre le bailleur et le preneur n’est pas caractérisée dès lors que, d’une part, il n’est pas établi que la situation de non-paiement des loyers ait existé au jour du jugement d’ouverture du preneur ; d’autre part, que les travaux réalisés par le preneur trouvaient leur contrepartie dans un loyer réduit et la jouissance à titre gratuit d’un terrain.
Cass. com., 26 mars 2013, no 12-14809, F–D
Extrait :
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Montpellier, 13 décembre 2011), que la société à responsabilité limitée X (le preneur) a exercé son activité dans un local donné à bail par la SCI Archimède (le bailleur) ; que le preneur a été mis en redressement puis liquidation judiciaires les 10 mars et 1er septembre 2010, M. Y étant nommé liquidateur ; que ce dernier a assigné le bailleur afin que lui soit étendue la procédure de liquidation judiciaire du preneur ; (…)
Attendu que le liquidateur fait grief à l’arrêt de l’avoir débouté de sa demande d’extension au bailleur, sur le fondement de la confusion des patrimoines, de la procédure de liquidation judiciaire ouverte à l’encontre du preneur, (…)
Mais attendu, d’une part, qu’il ressort de ses conclusions d’appel que si le bailleur