Dans un contrat d’exercice libéral conclu entre une clinique et un médecin, le retrait de l’agrément dont bénéficiait l’établissement de santé et qui lui fait mettre un terme au contrat ne constitue pas un cas de force majeure, mais le fait que la clinique ait coopéré au processus ayant conduit au retrait d’agrément ne rend pas pour autant fautive sa décision de résilier le contrat.
Cass. 1re civ., 17 juin 2015, no 14-19740, PB
Extrait :
« Attendu, selon l’arrêt attaqué, que le 28 août 1992, la polyclinique de Deauville (la clinique) a conclu un contrat d’exercice professionnel libéral avec M. X, gynécologue obstétricien, prévoyant qu’elle lui confiait, “sauf résiliation d’agrément des organismes de tutelle”, la coexclusivité des lits de maternité de la clinique et que M. X s’engageait à consacrer à celle-ci l’essentiel de son activité hospitalière privée et à ne pas exercer son art dans un autre établissement en dehors de ses fonctions hospitalières publiques à temps partiel ; qu’à la suite du regroupement des activités de la clinique avec celles d’établissements de santé publics sur un site unique et du transfert de la maternité de la clinique au sein de l’hôpital de la Côte fleurie, conformément aux schémas régionaux d’organisation sanitaire, la clinique n’a été autorisée par l’agence régionale d’hospitalisation à poursuivre son