Recherche

Imprimer
Télécharger
Revue

Revue des contrats

N° 2 - 1 avr. 2010

Rôle de la mise en demeure dans le mécanisme de la résolution unilatérale aux risques et périls du créancier

1 avr. 2010

Revue des contrats

  • Réf : RDC avr. 2010, p. 690 Copier la référence
  • id : RDCO2010-2-033 Copier l'id

Auteur(s)

Thématique(s)

Auteur(s)

Cass. civ. 1re24 sept. 2009, no08-14524

- Cass. civ. 1re, 24 septembre 2009, pourvoi no 08-14524

Pour rejeter le pourvoi qui soutenait notamment qu'une partie au contrat ne peut, sans commettre de faute, le résilier unilatéralement de manière anticipée, sauf à établir un comportement ou un manquement d'une particulière gravité imputable à son cocontractant et à avoir préalablement mis celui-ci en demeure de s'exécuter, la Cour de cassation a décidé que « la Cour d'appel qui n'avait pas à se livrer à une recherche que ses constatations rendaient inopérante, et qui a retenu que la multiplication des non-conformités des produits aux critères microbiologiques définis par l'arrêté du 21 décembre 1979 susceptibles de conséquences sur la santé publique constituait une faute grave de la part de la société S., a pu en déduire que cette contamination microbienne ; [des produits] justifiait la résiliation immédiate du contrat ».

Résolution unilatérale du contrat aux risques et périls du créancier ; mise en demeure préalable ; absence de nécessité

1. Depuis l'arrêt Tocqueville rendu par la première Chambre civile de la Cour de cassation le 13 octobre 1998 (Cass. civ. 1re, 13 oct. 1998, Bull. civ. I, no 300, D. 1999, jur., p. 198, note Ch. Jamin, JCP G 1999, II, 10133, note N. Rzepecki, Defrénois 1999, p. 374, obs. D. Mazeaud), la jurisprudence offre au créancier victime de l'inexécution de son