Saisi d’un litige relatif à la résiliation d’une occupation domaniale, le Conseil d’État applique sa jurisprudence classique selon laquelle un motif d’intérêt général est suffisant pour justifier une telle résiliation. Pour autant, cette jurisprudence classique témoigne du pouvoir réduit du juge administratif sur l’appréciation du motif d’intérêt général, ce qui vide de sa substance le recours Béziers II sur la contestation de la résiliation et la reprise des relations contractuelles. N’est-il donc pas temps de renforcer l’appréciation du juge sur la résiliation pour motif d’intérêt général des occupations sur le domaine public ?
CE, 27 mars 2020, no 432076
Extrait :
La Cour :
(…)
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que la commune de Palavas-les-Flots a conclu, le 8 juillet 2014, avec la société B. une convention l’autorisant à occuper, pour une durée de 15 ans, une dépendance du domaine public communal constituée par un terre-plein situé sur le quai de l’île Cazot, en vue d’y exploiter une activité de location de bateaux sans permis et une activité de restauration. Par une décision du 24 mai 2017, le maire de la commune de Palavas-les-Flots a informé la société B. de sa décision de résilier cette convention. Après avoir retiré cette décision, le maire de la