La prestation compensatoire peut être demandée par tous les époux, dans tous les divorces. Lorsque l’équité le commande, elle peut être refusée, soit en considération des critères prévus à l’article 271 du Code civil, soit lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l’époux qui demande le bénéfice de cette prestation, au regard des circonstances particulières de la rupture. Dans un arrêt du 5 décembre dernier, la Cour de cassation a précisé que l’équité peut permettre de refuser d’attribuer une prestation compensatoire, mais pas d’en limiter le montant.
Cass. 1re civ., 5 déc. 2018, no 17-28563
Extrait :
La Cour :
(…)
Attendu, selon l’arrêt attaqué, rendu sur renvoi après cassation (Cass. 1re civ., 9 nov. 2016, n° 15-27968), qu’un jugement a prononcé le divorce de M. Y et de Mme X ;
Sur le premier moyen et sur le deuxième moyen, pris en sa première branche, ci-après annexés :
Attendu que ces griefs ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation ;
Mais sur la deuxième branche du deuxième moyen :
Vu les articles 270 et 271 du Code civil ;
Attendu que, pour limiter à 80 000 € le montant de la prestation compensatoire mise à la charge de M. Y, l’arrêt, après analyse du patrimoine des parties en capital et en revenus, retient que