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Petites affiches

N° 056 - 19 mars 2018

Ce que peut faire le juge des référés pour les droits des détenus

19 mars 2018

Petites affiches

  • Réf : LPA 19 mars 2018, n° 130a9, p. 12 Copier la référence
  • id : LPA130a9 Copier l'id

Auteur(s)

Marie-Christine Rouault
Professeur agrégé de droit public

Thématique(s)

Auteur(s)

Marie-Christine Rouault
Professeur agrégé de droit public

CE, ord. réf., 28 juill. 2017, no 410677, Section française de l’Observatoire international des prisons

Eu égard à la vulnérabilité des détenus et à leur situation d’entière dépendance vis-à-vis de l’Administration, il appartient à celle-ci, et notamment aux directeurs des établissements pénitentiaires, en leur qualité de chefs de service, de prendre les mesures propres à protéger leur vie ainsi qu’à leur éviter tout traitement inhumain ou dégradant afin de garantir le respect effectif des exigences découlant des principes rappelés notamment par les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Le droit au respect de la vie ainsi que le droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains ou dégradants constituent des libertés fondamentales au sens des dispositions de l’article L. 521-2 du Code de justice administrative. Lorsque la carence de l’autorité publique crée un danger caractérisé et imminent pour la vie des personnes ou les expose à être soumises, de manière caractérisée, à un traitement inhumain ou dégradant, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale à ces libertés fondamentales, et que la situation permet de prendre utilement des mesures de sauvegarde dans un délai de 48 heures, le juge des référés peut, au titre de la procédure particulière prévue par l’article L. 521-2, prescrire