La décision du Conseil d’État met en exergue le véritable casse-tête devant lequel se retrouvent les justiciables lorsqu’ils sont désignés obligés alimentaires dans le cadre du dispositif de l’aide sociale à l’hébergement de leur(s) parent(s) vieillissant(s). D’un côté, un juge administratif ad hoc compétent pour fixer la part de l’aide sociale départementale, elle-même dépendante des ressources de l’hébergé(e) et de la participation globale des débiteurs d’aliments et guidé dans sa mission par le Code de l’action sociale et des familles. De l’autre côté, le juge aux affaires familiales compétent pour fixer la part individuelle de chaque obligé alimentaire et s’appuyant, pour ce faire, sur les règles du Code civil.
CE, 20 oct. 2017, no 402111
Extrait :
Le Conseil :
(…)
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que, par une décision du 24 janvier 2014, le président du conseil général du Pas-de-Calais a rejeté la demande d’admission au bénéfice de l’aide sociale de M. D C pour la prise en charge de ses frais d’hébergement à l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes Villa Sylvia de Berck-sur-Mer, compte tenu de ses ressources et de l’aide possible de ses obligés alimentaires. Par une décision du 25 mai 2016, statuant sur la requête de MM. H et E C, ses